| 24. Nov. ’71.

My dear Laura and Toole,

What with the International business, what with the visites des Communards, I have not found the time to write. Xxx(?) How my time is encroached upon, you may judge from one case.  G. A. Lopatin und N. F. Daniel’son fertigten eine russische Übersetzung vom ersten Band des „Kapitals“ an, die im März 1872 erschien (Karl Marx: Kapital. Kritika Političeskoj Ekonomii. / Карлъ Марксъ: Капиталъ. Критика политической экономии. Переводъ съ немецкаго. Т. 1. Кн. 1: Процессъ производства капитала. С.-Петербургъ 1872, Bd. 1, übers. von [German Lopatin] und [N. F. Daniel’son], S.-Peterburg 1872).
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At Petersburg they have been translating “Das Kapital” into Russian
, but  Siehe hierzu N. F. Daniel’son an Marx, 29.10.1871.
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they had reserved the first chapter because I had asked them to do so
, because since I intended to re-write it in a more popular xxx(?) manner. Since the events of Paris I was continually prevented from fulfilling my promise and was at last compelled to  Siehe Marx an N. F. Daniel’son, 9.11.1871.
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limit myself to a few alterations
, in order not to stop the progress of the publication altogether.

Quant aux calomnies contre Toole, it is all moonshine, un canard de la branche française N. 2. Serraillier, le secrétaire pour la France, wrote immediately to Bordeaux. The six sections there existing have answered by a vote of absolute confidence in the illustrious Toole.

As to the scandals that have taken place at London and Geneva, I must begin from the beginning.

Amongst other French refugees we had admitted to the General Council Theisz, Chalain and Bastelica. The latter was hardly admitted when he proposed Avrial and Camélinat, but est modus in rebus, and we found that there were now enough Proudhoniens in our ranks. Upon On different pretexts the election of these two worthies was therefore delayed until the Conference, and dropped after the Conference, the latter having passed a Resolution inviting us not to admit too many Refugees. Hence les grandes colères des citoyens Avrial et Camélinat.

On the Congress itself the Resolution on the political action of the working class was violently opposed by the Bakuninists —Robin, the Spaniard A Lorenzo and the Corse Bastelica. The latter, an empty[-]headed and very pretentious fellow, got |2 the worse of it and was rather roughly handled. His main quality—c.à.d.—son amour[-]propre—got him into steam.

Il y avait un autre incident.

On the affair of the “Alliance de la Démocratie Socialiste” and the Différend dans la Suisse Romande, the Conference appointed a Comité (of which I was a member) and which took place met in my house. Outine on the one side, Bastelica and Robin on the other, were summoned as witnesses. Robin behaved in the most shabby and cowardly manner. Après avoir eu son dire (au commencement de la séance) il déclara qu’il devait partir et se leva pour sortir. Outine lui de(?) dit qu’il devait rester, que l’interrogatoire devait être sérieux, qu’il n’aimait pas parler de lui en son absence. Robin, par une série de mouvements tactiques admirables s’approcha de la porte. Outine l’apostropha violemment en lui disant qu’il aurait à l’accuser comme la cheville ouvrières des intrigues de l’Alliance. Meanwhile, to secure a safe retreat, le grand Robin avait ouvert la porte à demi et jeta en partant et en vrai Parthe ces mots à Outine: Alors, je vous méprise.

Le 19 Septembre il fit communiquer à la Conférence, par l’intemédiaire de Delahaye, l’épître suivante :

“Appelé comme témoin à propos du différend suisse, dans la commission nommée pour l’examiner, je m’y suis rendu avec l’espoir de contribuer à un apaisement.

Mis directement en cause, je déclare formellement que je n’accepte pas le rôle d’accusé et je m’abstiens d’assister aux séances de la conférence où sera discutée la question suisse.

19 sept 71. P. Robin.”

Plusieurs membres de la Conférence, comme Depaepe, demandèrent l’expulsion immédiate du bonhomme du Conseil Général, mais, sur mon avis, on résolut de lui demander une rétractation de sa lettre et, en cas de refus, de laisser l’affaire |3 dans les mains du Conceil Général. Robin s’obstinant à maintenir sa lettre était au bout du compte expulsé du Conseil.

Meanwhile, he had addressed to myself the following billet doux du 28 Sept:

“Citoyen Marx,

Je vous ai eu de grandes obligations personnelles qui ne me pesèrent pas tant que je crus que rien ne pourrait altérer la respectueuse amitié que j’avais pour vous. Aujourd’hui ne pouvant subordonner ma reconnaissance à ma conscience, je crois, en ayant le regret de rompre avec vous, vous devoir cette déclaration.

Je suis convaincu que, cédant à des haines personnelles, vous avez porté ou appuyé des accusations injustes contre des membres de l’Internationale, objets de ces haines, ou dont le seul crime est de ne pas les partager. P. Robin.”

I think not worth // I did not think it worth my while to answer to R. R. R—Robin mouton. (Rabelais le connaît déjà sous ce nom et l’enumère spécialement parmi les moutons de Panurge.) Maintenant je retourne à nos autrès moutons.

Après la Conférence, Avrial et Camélinat poussaient à la formation d’une branche française (“Section française de Londres de 1871”). Theisz, Bastelica (qui avait déjà résolu de retourner en Suisse et voulait créer un appui Londonais pour Bakunine avant son départ) et Chalain (un farceur sans aucune valeur) y collaboraient.  Die Statuten der Section française de 1871 wurden in Nr. 6 des „Qui Vive!“ vom 8./9. Oktober 1871 veröffentlicht.
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Ils publièrent leurs Statuts particuliers dans le Journal “Qui Vive”
dont je parlerai plus tard. Ces Statuts étaient contraires aux Statuts Généraux. Entre autres, ces messieurs (il y en avait 20, parmi lesquels quelques mouchards; leur secrétaire était l’illustre Durand, que le Conseil Général a publiquement flétri comme mouchard et expulsé de l’Internationale) s’arrogèrent le droit de nommer des délégués au Conseil Général avec des mandats impératifs, décidant en même temps que personne, appartenant à leur section, [ne] devrait accepter une nomination comme membre du Conseil Général, sauf le cas où il serait y envoyé comme délégue par la Section elle-même.

|4 Même avant la confirmation de leurs Statuts par le Conseil Général, ils avaient l’impudence de lui envoyer comme délégués Chautard (un crétin, qui pendant la Commune était la risée de Paris) et Camélinat. On les invita poliment à se retirer et à attendre la confirmation de leurs statuts par le Conseil Général. J'etait Je fus chargé d’en faire la critique. Cette première missive du Conseil à la nouvelle Section était encore écrite d’une manière conciliante. On leur demanda seulement le raiement rayage des articles contraires à la lettre et à l’esprit des Statuts et Règlements généraux.

Ils étaient furieux. Avrial (avec la collaboration de Theisz et Camélinat) faisait la réponse qui lui coûtait 2 semaines de travail and to which the last literary finish was given par Vermersch (Père Duchesne).

Cet individu s’était glissé parmi eux parce qu’ils y avaient fondé avec quelques typographes (réfugiés) le journal “Qui Vive” sous la rédaction provisoire de Le Verdet (philosophe Schoppenhauerien). Vermersch les flatta et les excita contre le Conseil Général pour s’emparer de ce journal – et il y réussit.

Ils envoyaient Bastelica en Suisse et recevaient de là le mot d’ordre: Le Conseil Général était sous le joug du Pangermanisme (c’était moi!), autoritaire etc. Le premier devoir de tout citoyen était de travailler à la chute de ce Conseil usurpateur etc. Tout cela émana de Bakunine (agissant par le Russe N. Zoukowski, secrétaire de l’Alliance à Genève, Guillaume etc.) dont la clique (du reste très peu nombreuse en Suisse) s’était coalisée avec Madame Andrée Léo, Malon, Razoua et un petit groupe d’autres réfugiés français mécontents de jouer un rôle secondaire ou no part whatever.

|5 En passant: tous les imbéciles qui étaient avaient été membres du Conseil fédéral de Paris ou qui faussement prétendaient de l’avoir été comme p.e. Rouillier, ce braillard, gueulard, soûlard, s’etaient flattés d’être admis – сomme de droit – membres du Conseil Général.

Theisz (qui avait été nommé trésorier du Conseil Gén., non pas secrét. pour la France) et Bastélica donnèrent leur démission de membres du Conseil, se fondant sur l’article de leurs Statuts qui leur interdit d’accepter une nomination du Conseil.

Enfin je répondis à la lettre embellie par le Père Vermersch, dont l’esprit est beaucoup plus flamand que français. La réponse était si écrasante et en même temps si ironique qu’ils résolurent dxxxxxxxxxx(?) de ne pas continuer leur correspondance avec le Conseil. Donc, ils ne furent pas reconnus comme Section Internationale.

De Le père Vermersch était devenu le rédacteur en chef du “Qui Vive”. Dans le N. 42 il imprima la lettre de Chautard, Chouteau (déjà dénoncé comme mouchard dans la Patrie en danger par Rigault), comme Landeck, qui avait donné sa parole à M. Piétri (voir le dernier procès des Internationaux de Paris) de se retirer de l’Intern. et de la politique – and similar riffraff, dans laquelle ils dénoncent la Résolution de la Conférence qui dit que les ouvriers allemands (qui avaient fait des démonstrations contre l’annexion de provinces françaises, et plus tard pour la Commune, et dont beaucoup subissent encore dans ce moment les prosécutions persécutions de Bismarck) avaient fait leur devoir, et la(?) en firent une preuve flagrante de “Pangermanisme”!

C’était un peu trop fort pour les bonhommes Theisz, Camélinat et Avrial. Ils refusèrent leurs signatures. Comme membres de l’ du Conseil administratif du Qui Vive ils avaient encore des démêlés avec Vermersch à cause  [Alexis Berneville:] L’Infamie humaine. In: Qui Vive! London. November–Dezember 1871.
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d’un roman immoral qu’il publia dans le feuilleton
. Vermersch qui n’avait plus besoin de ces messieurs, les attaqua alors, sans les nommer, dans le Qui Vive. Il a aussi des querelles, |6 à cause de ses articles nauséabonds, avec d’autres réfugiés, et je crois qu’ Marx bezieht sich hiermit möglicherweise auf einen Brief von A. Sicard an E. Vermersch, veröffentlicht in „Qui Vive!“: A. Sicard: Citoyen Vermersch, ... . In: Qui Vive! Londres. No. 46, 23. November 1871. S. 1, Sp. 1
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il a reçu hier des giffles de la part de Sicard
. On veut maintenant l’éloigner à toute force de la rédaction. Nous verrons ! On croit qu’il est payé par Versailles pour compromettre les communards. Pour en finir: à Londres la conspiration a échoué. La branche française N. 2 est en pleine dissolution (il va sans dire que Le Lubez, Bradlaugh, Besson etc. l’avaient poussée). Une autre fçs section beaucoup plus nombreuse et d’accord avec le Conseil Général s’est formée.

Nous avons nommé à la place des démissionnaires comme membres du Conseil Ant. Arnaud, F. Cournet et G. Ranvier.

A Genève, l’“Alliance” avec Andrée Léo, Malon etc xxx(?) publient un petit Journal “La Révolution Sociale” (rédigée par un certain Claris) où ils attaquent ouvertement le Conseil Général et la Conférence. Pangermanisme (têtes allemandes et Bismarckiennes), autoritaire etc etc. La sect “Fédération Jurassienne” (encore la même clique sous un autre nom, ) a tenu un tout petit Congrès à Sonvilliers (Jura Bernois) où on a résolu d’inviter toutes les Sections de l’Internationale à se joindre à la Fédération jurassienne pour provoquer d’urgence la réunion d’un Congrès spécial dans lequel la conduite du Conseil serait examinée et les résolutions de la Conférence annulées, comme contraires au principe d’autonomie que ces résolutions “violent ouvertement”. On proteste spécialement contre les Résolutions II, 2, 3, IX (Action politique de la classe ouvrière), XVI et XVII. On n’ose pas parler de la résolution XIV qui est particulièrement désagréable à Bakunin parce |7 qu’elle dévoilera à toute l’Europe les turpitudes qu’il a commises en Russie.

L’attitude du Conseil Fédéral de Madrid (travaillé par Bakunin et Bastelica) est très suspecte. Engels – depuis le départ de Lorenzo, et malgr // n’a reçu aucune réponse à ses lettres nombreuses. Ils sont imbuès imbus de la doctrine de l’abstention en politique. Engels leur a écrit aujourd’hui que si leur silence se prolonge, on prendra des mesures. En tout cas, Toole must act. Je lui enverrai des exemplaires anglais et français de l’édition nouvelle, révisée et augmentée des Statuts et Règlements.

Nos adversaires jouent de malheur. Comme je l’ai dit auparavant, le premier secrétaire de la Section dissidente de Londres, était G. Durand que nous avons dévoilé comme agent de Versailles.

Les Bakuninists Blanc et Albert Richard (de Lyon) se sont vendus à Bonaparte Ils étaient ici pour enroller enrôler des membres sous son drapeau, puisque – Bonaparte vaut mieux que Thiers!

Enfin, le correspondant des réfugiés hostiles à Genève à Béziers – à peu près leur seul correspondant français – nous a été dénoncé par la section de Béziers comme policier (il est secrétaire du Commissaire central)!

J’espère de recevoir bientôt de bonnes nouvelles sur la santé de mon bien-aimé Schnaps et de toute la famille.

Old Nick.


A propos Theisz. Il a perdu toute influence à Paris à cause des éloges que les journaux versaillais ont payés à lui et au père Beslay.

|8 Bastelica est à la tête des valets de Bakunin.

Je dois encore ajouter que les attaques contre nous de la part de la “Révolution Sociale” de Genève sont conçues à peu près dans les mêmes termes que celles du Journal de Genève (le journal le plus réactionnaire de l’Europe) et du Times, que je vous envoie. Le journal dont parle le Times, est le Journal de Genève.

Folgender Abschnitt geschrieben von Friedrich Engels

Mon cher Toole, je vous remercie de  P. Lafargue an Engels, 2.10.1871.
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votre lettre
dont j’ai fait bon usage au Conseil.  Engels an den spanischen Föderalrat der IAA in Madrid, 25. November 1871 (Entwurf).
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Aujourd’hui même part mon ultimatum au Conseil fédéral de Madrid, en lettre chargée, je leur dis que si leur silence continue, deberemos proceder como nos lo dictará el interés de la International
. S’ils ne répondent pas, ou d’une manière inconvenante, nous vous enverrons de suite des pleins-pouvoirs pour toute l’Espagne. En attendant vous avez, comme tout autre membre, le droit, de par nos statuts, de former de nouvelles sections. II est important que, au en cas de scission, nous aurons toujours un pied-à-terre en Espagne, même si toute l’organisation actuelle désertait avec armes et bagages dans le camp Bakouniste; et c’est sur vous seul que nous pourrons compter alors. Faites donc ce que vous pouvez pour  Ein Wort unleserlich [...] renouer partout les communications avec les hommes qui pourraient nous être utiles en pareil cas. Ces Bakounistes veulent absolument transformer l’Int. en une Société abstentionniste, mais ils n’y réussiront pas. La Federacion de Barcelona y la Emancipacion de Madrid ne nous arrivent que très-irrègulièrement de sorte que je ne puis savoir si l’intrigue n’a pas déjà commencé à se dévoiler dans ces journaux. Mais ils ont toujours prêché l’abstention qui leur paraît probablement une question bien plus importante que les questions économiques. Voilà où ils en arrivent avec leur abstention de la politique : eux-mêmes ils font de la politique le point le plus important!

Dites bien des choses de ma part à Laura et embrassez le petit Schnaps pour moi.

Toujours à vous. F.E.

Zeugenbeschreibung und Überlieferung

Zeugenbeschreibung

Soweit aus der Fotokopie zu ersehen ist, besteht der Brief aus zwei Bogen weißem Papier. Marx hat sieben Seiten vollständig, die achte Seite zu einem Viertel beschrieben; darunter Briefteil von Engels’ Hand, das letzte Viertel der Seite blieb leer. Schreibmaterial: schwarze Tinte.

Drucke

 

Zitiervorschlag

Karl Marx und Friedrich Engels an Paul und Laura Lafargue in San Sebastián. London, Freitag, 24., und Samstag, 25. November 1871. In: Marx-Engels-Gesamtausgabe digital, hg. v. der Internationalen Marx-Engels-Stiftung. Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften, Berlin. URL: https://megadigital.bbaw.de/M0608649. Abgerufen am 25.09.2026.

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