| Londres, le 28 Décembre 1871.
Citoyen,
Je dois Vous adresser un
petit reproche. Il y a deux mois je Vous ai envoyé une lettre par Vermutlich
Hermann Jung.
Schließen cit. Young, mais
je n’ai pas eu le plaisir de recevoir Votre réponse. D’abord, je Vous
remarquerai que je ne suis nullement habitué à cette sorte de silence. Ensuite –
et c’est là le côté le plus grave – en agissant ainsi, Vous n’étiez pas logique.
Je Vous donne à lire 8 NN de mon journal. Vous trouverez dans le N 225 une
correspondance de Londres qui est de moi et dans les autres 7 NN – mes souvenirs
de communalistes. Je Vous prie de lire l’une et les autres et de me dire, si
dans n’importe quel journal de France, d’Allemagne, d’Italie, d’Angleterre ou de
n’importe quel pays Vous pouvez trouver quelque chose de plus démocratique ou
une flétrissure plus forte des crimes des Versaillais? Vous verrez aussi quelle
chaleureuse défense que je fais dans ma correspondance en ce(?) qui concerne la société Internationale. Ainsi, grâce а
moi; – je ne sais pas si le rédacteur de la Gazette Russe aurait accepté des pareils articles d’un autre – la société Int. a un organe en Russie,
qu’elle ne parviendrait jamais à fonder d’elle-même. D’abord, ce serait
très-difficile à cause des obstacles du gouvernement; ensuite, elle aurait
probablement trouvé quelqu’un qui aurait fait supprimer le journal au |
cinquième numéro (je les connais, mes chèrs compatriotes-démocrates). Et bien,
Vous donnez aux gens aussi nuls que Swidzinski
10 liv. pour aller faire propagande sociale, dont il ne comprend pas un seul
mot, et Vous me refusez les misérables 15 sh.? A l’homme qui ne Vous ne demande
absolument rien pour faire la propagande et qui est le
seul audacieux écrivain dans toute la Russie? Si je peux faire imprimer
dans la Gaz. Russe tout ce que je veux, c’est grâce à mon passé politique, qui avait et
qui a tout l’estime du public de Moscou et par conséquent des journalistes qui
m’ouvrent les colonnes de leurs journaux – ce qu’ils n’auraient pas fait pour les
autres. Ainsi Vous dépensez des sommes folles pour la propagande illusoire et
Vous ne voulez pas soutenir dans la misère un homme qui lui a donné un sol ferme
et qui peut la mener avec succès! C’est admirable de logique! En outre, en même
temps que Vous me refusez 15 sh.Vous payez à Kompanski
deux
chambres, son
manger pour deux et encore – son piano! Il fait de la
musique, pendant que | nous autres, nous crevons de faim! Je ne Vous demande pas ni deux chambres, ni de payer le manger de ma femme, ni un
piano. Je Vous demande seulement un livre, qui m’est nécessaire au dernier
point. Je serai peut-être obligé de partir pour l’Amérique comme
ouvrier-tuillier, malgré que je n’aie jamais fabriqué ni tuilles, ni
n’importe quoi.
Je Vous dis en toute franchise, Citoyen, il m’était très-pénible de voir l’auteur de Capital si peu conséquent avec ses principes. Pourquoi donc lutterons-nous contre la vieille société si nous continuerons continuons à garder ses vices, tels que le favoritisme et le protectionnisme!
Je Vous prie de me répondre à l’adresse suivante: Notting Hill, Kensington Park Road, 25, chez M. Brignollat.
J’ai l’honneur Vous saluer
Eug. GuigitzkyZeugenbeschreibung und Überlieferung
Zeugenbeschreibung
Soweit aus der Fotokopie zu ersehen ist, besteht der Brief aus einem Bogen leicht vergilbtem Papier. Wasserzeichen: „ J Allen’s“.Guigitzki hat drei Seiten vollständig beschrieben, die vierte Seite ist leer. Schreibmaterial: schwarze Tinte.
Archivsignatur des Moskauer Marx-Engels-Instituts (IMĖ) auf allen beschriebenen Seiten mit Bleistift: „Rj 241a–c“.
Anmerkungen zum Brief
Zum Absender: In D lautet die Namensschreibung im Briefkopf: Eugeniusz Gižycki.
Zitiervorschlag
Eugeniusz Guigitzky an Karl Marx in London. London, Donnerstag, 28. Dezember 1871. In: Marx-Engels-Gesamtausgabe digital, hg. v. der Internationalen Marx-Engels-Stiftung. Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften, Berlin. URL: https://megadigital.bbaw.de/M5196698. Abgerufen am 12.08.2026.