| Anvers le 29 mars 1871.

Compagnon Marx,

Chargée par la section Anversoise de l’Internationale de vous écrire au sujet de la grève des sigariers cigariers, je prends la liberté d’employer une langue à la quelle je ne suis pas habitué; je pense que vous ne comprenez pas facilement l’écriture flamande.

Depuis quelque temps, Compagnon, les sigariers cigariers étaient entrés en masse dans la association l’association de résistance de leur métier et étaient en communication avec les sigariers cigariers de toutes les villes de Belgique, de Hollande, de l’Allemagne et de l’Angleterre, et comme vous pouvez pensez penser l’association ne s’endormit pas.

Eh bien, c’a ça n’était pas du tout, du goût de Messieurs les fabricants; ils ont aussi formé à eux, une société, comme cela est pratiqué plusieures plusieurs fois en Angleterre, et ils ont laissé à leurs ouvriers le choix ou, d’abandonner l’association ou, de fermer | leurs ateliers. Les sigariers cigariers, pas un seul [ne] fit exception, refusèrent de s’y soumettre, voilà – la vraie cause de la grève.

Par ce procédé peu honorable de M. les fabricants, 500 sigariers cigariers se trouvent sans ouvrage; leur caisse est assez bien fournie, 6000 francs, mais, [qu’est-ce] que cela fait quand vous avez 500 bouches à [qui] donner à manger!

La section Anversoise fait donc un appel au conseil général de Londres, pour qu’il intervienne de sa part auprès les des associations Anglaises pour soutenir les frères Anversois; car, de la réussite de cette lutte dépend l’avenir du mouvement ouvrier et de l’Internationale à Anvers.

Encore un mot, Compagnon, dans les journaux bourgeois nous avons trouvé une lettre avec notre signature, sur les événnements de la France et maintenant nous trouvons dans les mêmes feuilles  J. George Eccarius: The Anti-German League of Paris. In: The Times. London. Nr. 27018, 23. März 1871. S. 5.
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un démenti que vous avez adressé à ce sujet au Times
.

Nous[-]mêmes nous étions sur le point de reproduire votre lettre dans le Werker mais, nous nous sommes abstenus, n’étant pas renseignés suffisamment. Nous vous prions donc, Compagnon, de nous édifier à ce sujet.

| Nous attendons votre réponse dans quelques jours pour le la faire paraître dans le Werker pour mettre de côté toutes tous les faux bruits que les journaux bourgeois ont fait circuler.

Au Nom de la Section Anversoise de l’Internationale.
Le correspondant et secrétaire
de la rédaction du Werker

Ph: Coenen.
Coomgaardstraat. 3. 6de wijk
Antwerpen.


P:S: Faites tout votre possibe auprès les sigariers cigariers de Londres; ils ont déjà reçu une lettre de la part des sigariers cigariers Anversois.

Zeugenbeschreibung und Überlieferung

Absender

Briefkontext

Zeugenbeschreibung

Soweit aus der Fotokopie zu ersehen ist, besteht der Brief aus einem Bogen graublauem, kariertem Papier. Coenen hat die erste und dritte Seite vollständig, anschließend die zweite Seite zu drei Vierteln beschrieben; die vierte Seite blieb ursprünglich leer. Schreibmaterial: blaue Tinte.

Dreieckiger Stempel auf der ersten und zweiten Seiten: „Internationale Werkersvereeniging / Volksverbond. Antwerpen“.

Archivsignatur des Moskauer Marx-Engels-Instituts (IMĖ) auf allen beschriebenen Seiten mit Bleistift: „Rj 432a–d“.

Von Engels’ Hand: Vermerk in schwarzer Tinte oben auf der vierten Seite: „Antwerpen 29 März 71 / Ph. Coenen. / Cigarrenarbeiter Strike“.

 

Zitiervorschlag

Philip Coenen an Karl Marx in London. Antwerpen, Mittwoch, 29. März 1871. In: Marx-Engels-Gesamtausgabe digital, hg. v. der Internationalen Marx-Engels-Stiftung. Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften, Berlin. URL: https://megadigital.bbaw.de/M9272900. Abgerufen am 30.10.2026.

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