| Paris 29 Sept.

Mon cher Monsieur Engels

Je suis bien en retard pour Vous remercier de l’envoi des livres, que j’ai reçu, mais c’est que je me proposai tous ces jours-ci de résoudre définitivement la question sur Buckle, c’est-à-dire, l’acheterai-je ici dans une édition de Londres ou de Leipzig, ou Vous prierai-je encore de me l’envoyer. Tout en Vous écrivant là dessus je voulais Vous envoyer aussi l’argent que je Vous dois. Mais malheureusement j’ai égaré la note de ce que m’a coûté la Gazette des Tribunaux. Mais cela ne fait rien et dans le courant du mois prochain j’espère pouvoir arranger tout cela ainsi que le payement pour l’Eastern Post que je recevais et que je désirerais recevoir exactement. Il y a déjà plus de quinze jours, je crois, que je n’ai rien reçu.

Mais autre chose. Il y a un instant vient de passer chez moi quelqu’un qui était passé il y a une dizaine de jours sans me trouver et maintenant me remet sa carte d’industrie au nom de Триберъ et un morceau de papier avec mon adresse écrite dans deux écritures, donc l’une me paraît être fort connue et amie. Il m’a dit avoir reçu cela de Сералье, et m’a demandé des gravures. L’écriture connue et amie a eu pour suite que je ne l’ai pas | refusé nettement, mais comme on contrefait toute sorte d’écriture je Vous prierai d’en parler à Johnson et de m’écrire immédiatement si c’est une maison de commerce bonne et sûre. Le doute m’est venu surtout de ce qu’il n’était guère convenu entre nous que je commissionne en gravures, et je m’attendai à des commandes en spécialités tout à fait autres. J’attends Votre réponse avec impatience, mais je Vous dirai que pour le moment ce n’est pas facile de faire des bonnes affaires sur la place de Paris. Les bons articles manquent. C’est plutôt de Londres qu’on s’attendrait à en recevoir. Même le jeune hongrois, que Vous et Johnston connaissez, m’avait prié il y a quelques jours de Vous écrire d’en envoyer, car on trouve toujours à les placer. Si Vous me donnez de bons renseignements sur la maison de commerce, je pourrais bien lui procurer peut-être quelques articles, mais ce ne seront pas des articles de qualité supérieure. En tout cas répondez-moi vite. – Je comptais écrire par Miss Phipson(?) à notre ami de Lower Charles Street, en réponse à sa lettre, que cette demoiselle m’a remise. Mais il y a si longtemps qu’elle ne retourne plus, je ne connais pas son adresse et je ne sais si elle reste encore à Paris. Je lui répondrai donc quelques mots par Vous à propos du point le plus grave. | Il n’y a presque rien à faire pour le moment sur la place de Paris, premièrement parce que l’argent manque, secondement parce que les compagnies industrielles dont il me parle, n’existent pas à ma connaissance, troisièmement – et cela m’empêche de faire le premier pas – c’est que personne à Londres ne m’a donné des lettres d’introduction où quelque chose de pareil pour ces compagnies; mes intermédiaires de jadis ne sont plus là et tous mes essais de m’introduire dans ce monde rencontreraient des soupçons bien fondés. J’en ai parlé au hongrois. Il m’a dit qu’il n’y a rien à faire. Donc il ne reste qu’à agir personnellement. Il voulais faire quelque chose dans un cercle de 3, 4 personnes dimanche passé. J’ai de plus parlé de la chose à votre ami de N. D. de Nazareth; il m’a promis d’agir de son côté. Pour moi personnellement avant le mois de Novembre je n’espère pouvoir rien faire, car ce n’est que vers la fin de l’année que mes affaires pécuniaires paraissent devoir se rétablir complètement et dans ce cas, à commencer par le mois de Janvier, je contribuerai régulièrement à la compagnie d’architectes du Great Eastern continental. Mon cercle habituel est tout aussi dépourvu que moi de moyens d’action immédiate. Je ferai tout ce que je pourrai, mais l’action individuelle est très peu de chose dans une affaire qui demande surtout des efforts collectifs. –A propos de Votre ami de N. D. de Nazareth, il me charge de toute sorte de com|pliments pour Johnston et pour Vous, et il se plaint qu’on s’adresse rarement à lui de manière qu’il peut rarement Vous rendre des services. Avant-hier j’ai vu notre “ami de St Jacques” de la Boucherie(?) et je compte le revoir un de ces jours. Il m’a demandé des nouvelles de Londres mais je n’avais pas à en donner. Si je vois Miss Phipson avant son départ je lui donnerai pour Vous des découpures du petit Journal qui peuvent Vous intéresser.

Salut fraternel à tous nos amis. J’attends une réponse aussi vite que possible par rapport au monsieur que j’ai vu aujourd’hui.

P. Lavrov

|[Umschlag]Mr Fred. Engels
122 Regents Park-Road
London N. W.
Angleterre.

Zeugenbeschreibung und Überlieferung

Zeugenbeschreibung

Soweit aus der Fotokopie zu ersehen ist, besteht der Brief aus einem Bogen weißem Papier mit Wasserlinien. Lavrov hat drei Seiten vollständig, die vierte zur Hälfte beschrieben. Schreibmaterial: schwarze Tinte.

Der Briefumschlag ist überliefert; darauf handschriftliche Adressierung und zwei Poststempel (“Paris R. D’Antin / 8E | 29 / Sept / 71“ und „London N.W. / C7 / PAID / SP 30 / 71“); von unbekannter Hand Bleistiftvermerk: „Lavroff“.

Anmerkungen zum Brief

Zur Datierung: Datierung nach dem Poststempel.

Datierung in der Erstveröffentlichung: 1871.

 

Zitiervorschlag

Petr Lavrovič Lavrov an Friedrich Engels in London. Paris, Freitag, 29. September 1871. In: Marx-Engels-Gesamtausgabe digital, hg. v. der Internationalen Marx-Engels-Stiftung. Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften, Berlin. URL: https://megadigital.bbaw.de/M8610305. Abgerufen am 10.08.2026.

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