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Londres le 9
Décembre 1871.
Mon cher Lafargue,
Je vous écris deux mots sur les affaires d’Espagne. Il doit y avoir eu des luttes
intérieures dans l’Internationale Espagnole,
luttes finalement décidées en notre faveur. C’est là ce qui m’explique et leur
silence continu, et la résolution prise enfin de le rompre. Engels an
den Spanischen Föderalrat der IAA in Madrid,
25.11.1871.
Schließen J’avais écrit à Mora le
25; José Mesa an Paul Lafargue.
Madrid, 28. November 1871 (RGASPI, Sign. f. 10 op. 1 d. 89).
Den Brief schickte
Paul Lafargue am 3. Dezember 1871 an
Marx.
Schließen le 28,
Mesa vous écrit & Francisco Mora an Engels,
29.11.1871.
Schließen le 29, Mora m’écrit une lettre disant qu’ils ne savent rien à
l’égard des intrigues et calomnies contre le Conseil Général
dont je lui avais parlé &c, mais les deux numéros de la Federación qui nous arrivèrent ensuite
publièrent, l’une les
résolutions de la Conférence, & l’autre, La politica de la
Internacional. In: La Emancipación. Madrid. Nr. 24, 27. November
1871. Der Artikel erschien anschließend in „La Federación“ (Nr. 120,
3. Dezember 1871) und leicht gekürzt in der „L’Égalité“ (Nr. 24, 24. Dezember
1871).
Schließen un article sur la résol. No IX, tiré de
l’Emancipación, et dont nous avons toute raison d’être satisfaits.
José Mesa an Paul Lafargue. Madrid, 28. November
1871 (RGASPI, Sign. f. 10 op. 1 d. 89).
Schließen La lettre de Mesa est encore plus
explicite. Donc, en Espagne, le procès est gagné. Nicht
überlieferter Brief von Engels an Francisco Mora,
geschrieben nach dem 29. November 1871.
Schließen J’ai
immédiatement répondu à Mora &
j’espère que tout ira bien dorénavant.
Du reste, les autres avaient bien travaillé & s’étaient servis de moyens assez infâmes comme d’habitude. La Révolution Sociale du 23 Nov. donnait un article de la Federación de Barcelone du 19 nov., disant que l’émissaire des dissidents suisses &c était arrivé là-bas, & que les sections de Barcelone, après s’être convaincues du caractère révolutionnaire des principes des dissidents &c avaient accepté la fédération que ceux-ci leur offraient. Nous cherchons dans le numéro en question de la Federación, mais nous n’y trouvons pas l’article. Le numéro du 3 Déc. nous explique cela: il dit que cet article ne représentait pas l’opinion des sections ni même d’une section, mais seulement celle d’un seul rédacteur du journal, qui l’avait fait insérer derrière le dos du comité de rédaction!
La victoire gagnée en Espagne réduit de beaucoup
le terrain de la lutte. Ne reste que la branche française non reconnue ici (15
membres) celle de Genève, les Jurassiens comme adversaires déclarés, & les
Italiens comme douteux. Mais j’ai bien travaillé l’Italie & nous avons
maintenant commencé de changer le terrain du combat; des intrigues &
correspondances particulières, nous en venons à la publicité. Mazzini nous a donné une occasion excellente; il a
rendu l’Internationale ( Giuseppe Mazzini:
Documenti sull’Internazionale. In: La Roma del Popolo. Roma. Nr. 38,
16. November 1871; Nr. 39, 23. November 1871; Nr. 41, 7. Dezember
1871.
Schließen dans un article de son journal) responsable des actes & paroles de
Bakounine. | Voilà donc l’occasion
d’attaquer Mazzini & de désavouer Bakounine d’un seul coup. Anlässlich der
Artikelserie
Giuseppe Mazzinis, die ab November 1871 erschien, verfasste
Engels eine Erklärung des Generalrats „Alla Redazione della
Roma del Popolo. Londra, 5 dicembre 1871“, die er vom 5. bis
7. Dezember auch an andere italienische Zeitungen schickte; so an „II Motto d'Ordine“,
„II Ciceruacchio“,
„L'Eguaglianza“,
„La Plebe“, „II Proletario Italiano“
und „Gazzettino Rosa“.
Siehe hierzu auch Friedrich Engels an Enrico
Bignami in Lodi. London, zwischen Dienstag, 5. und Donnerstag, 7.
Dezember 1871.
Schließen Je l’ai de suite fait, & envoyé l’article à tous
nos journaux italiens. Quelques-uns au moins le
publieront, d’autres, je crains, sont trop liés avec B. pour le faire. Mais avec
l’article je leur ai communiqué à tous l’adhésion des Espagnols à la Conférence
& les progrès de l’Internationale en Espagne rapportés par
Mesa. Cela aura son effet; ils verront
que les autres ne leur ont dit que des mensonges sur l’Espagne. En effet, leur
politique était de gagner l’Espagne en lui disant que l’Italie était unanimement
de leur côté, & vice versa. Nous pourrons avoir
encore quelques désagréments en Italie, mais la décision des Espagnols de se
mettre de notre côté, décidera l’affaire – upon the whole – sur toute la ligne.
Quant aux cantankerous Jurassiens, nous leur ferons le procès nous ferons leur procès très-prochainement.
Je serai bien aise lorsque toute cette affaire sera une bonne fois finie. Vous ne croyez pas combien de travail, de correspondance &c tout cela nous a fait. Mohr, Serraillier & moi, nous n’avons pu nous occuper d’autre chose pendant des semaines. Et moi pauvre diable qui devais écrire de longues lettres, l’une après l’autre, en italien & en espagnol, deux langues que je comprends à peine!
En France nous allons à merveille. 26 journaux s’offrent à nous pour publier nos documents.
Nous avons un froid du diable, & vous êtes heureux de pouvoir passer l’hiver dans un climat chaud. Pour le reste nous nous portons bien, & la famille Marx aussi. Comparé à leur état dans l’ en hiver dernier, la santé de Mohr, & celle de Jenny aussi, est bien meilleure. Mohr ne tousse plus autant; il a eu un petit abscès sous l’épaule, mais la carbunculosis a cessé & n’est pas revenue; son foie nat // ne rentrera jamais dans son état normal à l’âge qu’il a, mais il fonctionne bien mieux qu’auparavant, & Mohr, ce qui est la chose principale, mène une vie plus rationnelle. Jenny, après les pleurésies répétées ou elle a passé par où elle est passée, gardera probablement toujours un peu d‘emphysème mais elle commence à comprendre qu’elle doit se soigner un peu & ne pas tâcher de s’accoutumer au froid & au mauvais temps, comme elle appelait cela, avant le temps. Elle chante de nouveau & sa voix est plus claire et plus forte que jamais.
J’ai appris avec beaucoup de plaisir le rétablissement du petit Schnaps. Embrassez-le pour moi – & votre femme aussi.
Tout à vousF. E.
Général.
Zeugenbeschreibung und Überlieferung
Zeugenbeschreibung
Soweit aus der Fotokopie zu ersehen ist, besteht der Brief aus einem Bogen weißem Papier. Wasserzeichen: „A Pirie & Sons“. Engels hat die erste und dritte Seite vollständig beschrieben, die übrigen zwei Seiten sind leer. Schreibmaterial: schwarze Tinte.
Von unbekannter Hand: Nummerierung des Briefes „1“ (eingekreist) oben auf der ersten Seite mit Bleistift.
Zitiervorschlag
Friedrich Engels an Paul Lafargue in San Sebastián. London, Samstag, 9. Dezember 1871. In: Marx-Engels-Gesamtausgabe digital, hg. v. der Internationalen Marx-Engels-Stiftung. Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften, Berlin. URL: https://megadigital.bbaw.de/M2503778. Abgerufen am 08.08.2026.