| 22 Penton Street
Haymarket
London.
Cher Monsieur Marx,
J’eusse été de la dernière honte de vous avoir fait faire une démarche aussi délicate que celle que vous avez faite, par un temps aussi affreux qu’il fesait faisait, si je n’avais vu que vous-même vous aviez affaire dans la City. Néanmoins je vous sais tous les remercimens imaginables et je me réserve la fin de cette misérable conclusion pour vous prouver ma reconnaissance.
Voici donc ce qui a été dit sans avoir convenu autre chose que ceci: ... – Aussi longtemps | que Mr Freeman, mon solicitor ne se désistera point, c’est[-]à[-]dire a renoncer à foreward cette affaire en le donnant par écrit et le fesant servir (je ne sais plus où) ce Mr auquel vous m’avez adressé ne pourra rien entreprendre pour moi etc ........
Je suis donc d’intention d’écrire à Mr Freeman pour le lui demander si oui ou non il veut continuer, que je lui payerai en attendant les frais qu’il aura pu avoir faits jusqu’ici, s’il refuse cette proposition, il sera obligé ou de me restituer mes papiers ou de continuer à travailler pour moi | ayant entrepris cette affaire pour la mener à bonne fin. Après que ce Mr avait lu certaines lettres du solicitor de ma femme, ainsi que de cette dernière, il a lu la Pétition du divorce court, et m’a dit qu’il ne serait nullement question du long et cruel behaviour vu que rien n’était spécifié de ce genre dans la pétition, qu’il ne serait uniquement question que de l’impotency. Alors je lui ai dit que n’ayant point eu de témoin dans notre chambre à coucher, je pouvais seulement par serment et par la visite sur ma femme faire valoir mes droits, que cette semaine, étant allé à Norwood trouver | le médecin en question, qu’il m’enverrait une lettre détaillée concernant la conversation qu’il a eue avec elle, lorsqu’elle vint le consulter sur son état intéressant. Cette lettre sera une fameuse charge contre elle, mais ce Mr m’a dit que probablement le médecin serait cité comme témoin. Je le lui avais dit à Norwood il se prêtera au plaisir à cette corvée, uniquement pour m’être agréable. Il est charmant le doctor parait fort irrité contre ma femme et ne veut nullement croire qu’elle ose aller si loin. Je crois qu’il l’a visitée, mais qu’elle n’a pas osé me l’avouer vu que je déteste qu’on aille faire de pareilles démarches pour contenter sa curiosité. J’ignore quelles sont les conditions de ce Mr de Lime Street | vous devez les connaître, oserai-je vous demander quelques mots à cet égard et en même temps [de] me dire ce que vous pensez de la démarche que je tente auprès de Mr Freeman. Si ce n’est point abuser de votre obligeance, vous m’écrirez quelques lignes pour ma gouverne, je n’ose entreprendre quelque chose de ce genre de mon chef.
En attendant, recevez mon cher Monsieur Marx, l’expression de ma considération distinguée.
L. Cuno.P. S.
Pardonnez ce griffonnage[.] Je vous
écris en hâte, avec votre tête vous devinerez ce que vous ne saurez lire.
Zeugenbeschreibung und Überlieferung
Zeugenbeschreibung
Soweit aus der Fotokopie zu ersehen ist, besteht der Brief aus einem Bogen und einem Blatt weißem Papier. Cuno hat fünf Seiten vollständig beschrieben, die Rückseite des Blattes blieb vermutlich leer. Schreibmaterial: schwarze Tinte.
Zitiervorschlag
Louis Cuno an Karl Marx in London. London, nach Sonntag, 8. Oktober 1871. In: Marx-Engels-Gesamtausgabe digital, hg. v. der Internationalen Marx-Engels-Stiftung. Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften, Berlin. URL: https://megadigital.bbaw.de/M1270684. Abgerufen am 01.10.2026.