| Londres, 24 Nov. 1871.
Mon cher ami,
J’aurais vous écrit Je vous aurais écrit depuis longtemps si mon temps m’appartenait. Pendant les quatre
dernières semaines, j’ai gardé la maison, il y avait des abcès, des opérations
etc secondum legem artis. Néanmoins, avec les affaires de l’Internationale d’un côté et
les réfugiés de l’autre, je ne suis pas même arrivé à refaire le premier
chapitre du «Capital» pour Die von G. A. Lopatin und N. F.
Daniel’son angefertigte russische Übersetzung vom ersten Band des
„Kapitals“ erschien im März 1872 (Karl Marx: Kapital. Kritika Političeskoj Ekonomii. /
Карлъ Марксъ: Капиталъ. Критика политической экономии. Переводъ съ
немецкаго. Т. 1. Кн. 1: Процессъ производства капитала.
С.-Петербургъ 1872, Bd. 1, übers. von [German Lopatin] und [N. F.
Daniel’son], S.-Peterburg 1872). Siehe hierzu N. F. Daniel’son an Marx,
29.10.1871.
Schließen la traduction
russe. Comme les amis de St. Petersburg devenaient
de plus en plus pressants, j’ai été obligé de laisser le chapitre comme il est
et de ne faire que quelques petits changements. Je vous ai déjà dit à Londres
que je me posais souvent la question si le temps n’était pas arrivé de me
retirer du Conseil Général. Plus la société se développe, plus mon temps se
perd, et, après tout, il faut enfin finir avec le «Kapital». Encore, ma
résignation sauverait l’Internationale du pangermanisme,
dont je la menace d’après le dire de Rouillier, Malon, Bakounine, Robin et Co.
J’ai parlé avec mon médecin sur vos affaires. Il m’a dit ceci:
1) Pour vous établir à Londres comme médecin anglais, il ne vous suffirait pas de passer des examens ici. Vous seriez obligé de faire au moins deux ans d’études à un hôpital de Londres (ou à l’université). On compterait les cours belges pour certaines branches de la science, mais pas pour toutes.
2) D’un autre côté, vous pouvez vous établir ici comme docteur avec vos titres belges, sans passer des. nouveaux examens et sans assister à des cours anglais. Il y a des médecins français et allemands ici qui font la pratique comme ça. Seulement il y à certains cas, pas nombreux (par exemple pour la médecine légale) où vous ne sauriez pas alors fonctionner, mais c’est peu de chose.
3) Enfin vous pourriez — comme beaucoup d’étrangers l’ont fait avant vous — combiner les deux méthodes, pratiquer immédiatement et en même temps prendre les mesures nécessaires pour vous transformer plus tard en médecin anglais et devenir au bout du compte the physician of Her Most Gracious Majesty.
Ainsi, vous voyez, mon cher ami, qu’il y a beaucoup de voies qui mènent à Rome. Drop me a few lines about this subject.
La conduite du Conseil
Fédéral Belge vis-à-vis du Conseil Général me semble suspecte. M. Hins et sa femme — je vous parle franchement — sont des Bakounistes, et
M. Steens a probablement trouvé qu’on
n’a pas assez admiré son éloquence. A Genève, on disait même, N. I.
Utin an Marx, 28.10.1871.
Schließen comme Outine
m’écrit (il n’y croit pas, cela
va sans dire) que vous vous étiez mis du côté des Alliancistes coalisés avec les
Andrée Léo, Malon, Razoua, etc.
Cette affaire, mesquine en elle-même, pourrait amener des mauvais résultats. L’Angleterre, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Danemark, la Hollande, l’Autriche, la majorité des groupes français, les Italiens du Nord, en Sicile et à Rome, l’immense majorité de la Suisse Romande, toute la Suisse Allemande, et les Russes en Russie (qu’il faut distinguer de quelques Russes à l’étranger, qui se sont liés à Bakounine) marchent avec le Conseil Général.
D’un autre côté, il y aura la fédération jurassienne en Suisse (c’est-à-dire les hommes de l’Alliance qui se cachent sous ce nom), Naples, peut-être l’Espagne, une partie de la Belgique, et quelques groupes des réfugiés français (qui, du reste d’après les correspondances que nous recevons de la France paraissent [n’]y avoir aucune influence sérieuse) formeraient le camp opposé. Une telle scission, pas trop dangereuse en elle-même, serait très inopportune dans un moment où nous devons marcher en rangs serrés contre l’ennemi commun. Nos adversaires ne se trompent pas du tout sur leur faiblesse, mais ils comptent dériver un grand appui moral par l’accession du Conseil fédéral belge.
On me demande ici tous les
jours du Karl Marx: Misère de la philosophie. Réponse à la
philosophie de la misère de M. Proudhon. Paris/Bruxelles
1847.
Schließen «Anti-Proudhon». Je pourrais faire une certaine propagande
parmi les meilleures têtes de l’émigration française, si j’avais les quelques
exemplaires de ma chose contre Proudhon que
vous aviez la bonté de me promettre.
Salut fraternel.
Karl Marx.
Votre ami, le peintre Léonard, n’a pas
beaucoup de chance ici, je regrette de le dire. Ma famille est allée voir
ses tableaux hier. Je n’ai encore rien vu, parce que the
fog is atrocious so that I have not yet been permitted to leave my
room.
Zeugenbeschreibung und Überlieferung
Zeugenbeschreibung
Nur nach dem Druck bekannt. Veröffentlichung nach dem Erstdruck.
Zitiervorschlag
Karl Marx an César De Paepe in Brüssel. London, Freitag, 24. November 1871. In: Marx-Engels-Gesamtausgabe digital, hg. v. der Internationalen Marx-Engels-Stiftung. Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften, Berlin. URL: https://megadigital.bbaw.de/M0116048. Abgerufen am 10.08.2026.