<TEI xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0" xml:id="M5080195">
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         <titleStmt>
            <title>
               <idno>185</idno>Paul Lafargue an Karl Marx in London. Paris, um Samstag, 2.
                    Juli 1870</title>
         </titleStmt><editionStmt><p/></editionStmt>
         
         <publicationStmt><publisher><ref target="https://www.bbaw.de">Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften</ref></publisher><pubPlace ref="https://www.geonames.org/2950159">Berlin</pubPlace><availability><licence target="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International (CC BY-SA 4.0)</licence></availability><idno type="URLWeb">https://megadigital.bbaw.de/</idno><idno type="URLXML">https://megadigital.bbaw.de/.xml</idno></publicationStmt>
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            <msDesc rend="manuscript">
               <msIdentifier>
                  <institution>Standort Orig. nicht bekannt; Kopie: RGASPI</institution>
                  <idno>
                     <idno type="shelfmark">f. 1 op. 5 d. 6353</idno>
                  </idno>
               </msIdentifier>
               <physDesc>
                  <p>Soweit aus der Fotokopie zu ersehen ist, besteht der Brief aus einem
                            Bogen weißem Papier. Lafargue hat alle vier Seiten vollständig
                            beschrieben. Unten auf der vierten Seite noch zwei Grußzeilen von L.
                            Lafargue. Schreibmaterial: schwarze Tinte.</p>
               </physDesc>
            </msDesc>
            <listWit>
               <witness>
                  <bibl type="print" corresp="https://megadigital.bbaw.de/URXZ92VG">Erstveröffentlichung: Les
                            Filles de Karl Marx (1979). S. 117/118.</bibl>
               </witness>
               <witness>
                  <bibl type="print" corresp="https://megadigital.bbaw.de/XU3KENSC">in russischer
                            Übersetzung: Переписка Карла Маркса, Фридриха Энгельса и членов семьи
                            Маркса (1983). S. 485–486.</bibl>
               </witness>
            </listWit>
         </sourceDesc>
      </fileDesc>
      <profileDesc><textClass><keywords><term>letter</term></keywords></textClass>
         <correspDesc>
            <correspAction type="sent">
               <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0007810 http://d-nb.info/gnd/118568671">Paul Lafargue</persName>
               <placeName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0001619 http://www.geonames.org/2988507">Paris</placeName>
               <date when="1870-07-02" cert="low"/>
            </correspAction>
            <correspAction type="received">
               <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0001374 http://d-nb.info/gnd/118578537">Karl Marx</persName>
               <placeName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0004412 http://www.geonames.org/2643743">London</placeName>
            </correspAction>
            <note>Datierung in der Erstveröffentlichung: [Juli] 1870</note>
            <note>Zur Datierung: Die Datierung folgt der Angabe aus der  jüngeren russischen
                    Erstveröffentlichung.</note>
         </correspDesc>
         <textClass>
            <keywords>
               <term key="M0002227">Privates - Marx (Familie, Gesundheit, Finanzen)</term>
               <term key="M0004068">Frankreich</term>
            </keywords>
         </textClass>
      </profileDesc>
      
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   <text><body>
         <div type="writingAct">
            <opener>
               <salute sameAs="MBAnrede">
                  <pb/> Mon cher M<hi rendition="#sup">r</hi>
                        Marx</salute>
            </opener>
            <p rend="MBTextOhneEinzug" style="text-align: justify; ">Votre philosophical mind a
                    du vous faire facilement trouver la raison pour la quelle je n’ai pas encore
                    repondu à <ref xml:id="fbdca3bd-f737-47e9-9ca3-bdf73787e9d1" corresp="#ece6354e-9ce4-4ab7-a635-4e9ce44ab7a4" type="editorialNote">votre
                            lettre</ref><note xml:id="ece6354e-9ce4-4ab7-a635-4e9ce44ab7a4" corresp="#fbdca3bd-f737-47e9-9ca3-bdf73787e9d1" type="editorial">Nicht
                            überlieferter Brief von <ref target="https://megadigital.bbaw.de/M8150801">Marx an P. Lafargue, vor
                                dem 2.7.1870</ref>.</note>, si pleine d’utiles renseignements
                    dont <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0007810 http://d-nb.info/gnd/118568671">Paul</persName>
                    et <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0007809 http://d-nb.info/gnd/118725904">Laurent</persName>
                vous
                    remercient sincerement.</p>
            <p rend="MBTextMitEinzug" style="text-align: justify; ">Pendant un semaine nous
                    avons été dans la poussière, dans les
                    malles,
                    dans le linge et dieu sais-je encore quoi! — mais nous commençons à
                    emerger d’au milieu de ce
                    tohu-bohu
                    et une des premièrs occupations <hi rendition="#u">altruistes</hi> aux quelles
                    je me livre, c’est de vous ecrire. (La mot <hi rendition="#u">altruistes</hi>
                    vous prouve qu’en ce moment je m’occupe du positivisme) — Nous avons été tres
                    sensible aux preocupations <hi rendition="#u">altruistes</hi> que vous aviez
                    pour nous quant à
                    la
                    petite verole. Si nous n’avons pas eu des rapports plus
                    intimes avec cette gracieuse maladie ce n’est pas la faute des circonstances,
                    car nous étions situés en pleine foyer d’infection.</p>
            <p rend="MBTextMitEinzug" style="text-align: justify; ">La rue de Sevres qui est
                    paralèle à la notre et distante de quelque mêtres, n’était remplie que de gens
                    morts de petite veroles ou de <pb/> gens malades de la petite verole, ou de gens
                    entrain de l’attraper, ou de gens vivants dans l’espoir desa visitation. —
                    Maintenant
                    nous nous sommes
                    sortis, et nous sommes dans une petite rue, qui debouche sur les fortification
                    près du boulevard de Neuilly, avec un beau jardin de cent dix mêtres carrés.
                    Toute la journée nous lachons M<hi rendition="#sup">r</hi> <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0004125">Schnaps</persName> dans le jardin, comme un petit cheval; on
                    ne saurait imaginer quel changement s’est produit dans le petit bonhomme depuis
                    ces
                    q. q. jours; il est <unclear reason="illegible" cert="low">rond</unclear>,
                    gras, il se remue comme un ver coupé, il se fourre dans l’eau, barbotte dans la
                    poussière, lèche la terre, ecrase les cerises, les frotte dans la poussière et
                    puis mange le tout après. Pendant toute la durée de ces exercices
                    plus
                    ou moins malpropres, mais dans les quels il met sa joie il
                    s’accompagne de chants <pb/> de cris les uns plus charmants que les autres — Ta
                    ta, mama, baba, gra gra — Kaka, gaga, naniloula, a r’voir, à boire, nanan!
                    etc...</p>
            <p rend="MBTextMitEinzug" style="text-align: justify; ">
               <ref xml:id="a78d22ff-3b42-4511-8d22-ff3b42f511a2" corresp="#cda8a8e5-c7bd-44c3-a8a8-e5c7bd64c39c" type="editorialNote">Toole</ref><note xml:id="cda8a8e5-c7bd-44c3-a8a8-e5c7bd64c39c" corresp="#a78d22ff-3b42-4511-8d22-ff3b42f511a2" type="editorial">Spitzname für <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0007810 http://d-nb.info/gnd/118568671">Paul
                                Lafargue</persName> in Anspielung auf <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0002400">John
                                Lawrence Toole</persName>.</note> et <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0007809 http://d-nb.info/gnd/118725904">Madame Toole</persName> tous les deux dans des costumes très simples et peu
                    recherchés, sourient béatement aux prodiges que fait <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0004125">Schnaps</persName> en ramassant des cailloux et en les nettoyant avec sa
                    salive: si cette admiration pour leur produit je crois que l’association
                    Paul-Laurent deviendra de jour en jour plus puissante, car la bêtise qui leur
                    sert de
                    trait
                    d’union deviendra tellement que tous les corrosifs sociaux et autres feront
                    impuissants à la dissoudre.</p>
            <p rend="MBTextMitEinzug" style="text-align: justify; ">L’autre jour <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0002920 http://viaf.org/viaf/184822368">Keller</persName>, le jeune homme à la barbe rouge, est
                    arrivé à la maison flanqué d’un jeune homme à la barbe blonde; russe d’origine
                    et ayant nom <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0008049 http://d-nb.info/gnd/12891243X">Lopatine</persName>; ayant une grande
                    admiration pour vous comme l’ont généralement les Russes, et ayant la plus
                    grande envie <pb/> de vous voir, pour s’assurer si vous n’aviez aucun appendice
                    anormal, comme nos ancetres sylvains a qui Considerant voulait nous faire
                    revenir. De plus il parait que
                    la jeunese
                    Russe, l’a chargé de vous temoigner son admiration si jamais
                    il venait à vous rencontrer. Je n’ai pu faire autrement que de lui donner votre
                    adresse et un mot d’introduction; je sais que vous n’aimez pas ces exhibitions;
                    aussi ma lettre est près peu longue — Et vous devez vous en prendre à
                    l’enthousiaste Keller, qui serait
                    capable
                    de vous mettre en morceau pour donner un petit bout à tout le monde.
                    Comme cela
                    lui est arrivé avec <bibl type="periodika" corresp="">le <hi rendition="#u">Socialiste</hi>
               </bibl> journal de la fedèration
                    parisienne, qui a du vous parvenir, où il a fait un extrait de votre <bibl type="primary" corresp="https://megadigital.bbaw.de/PT9GISVC">livre</bibl>
                    le plus maladroitement du monde.</p>
            <p rend="MBTextMitEinzug" style="text-align: justify; ">Remerciez <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0008235  http://d-nb.info/gnd/118728997">Jenny</persName> pour <ref xml:id="d1c8bc25-7bbf-497e-88bc-257bbf297e06" corresp="#de8d6a85-7519-4f0f-8d6a-857519af0f46" type="editorialNote">sa
                            charmante lettre</ref><note xml:id="de8d6a85-7519-4f0f-8d6a-857519af0f46" corresp="#d1c8bc25-7bbf-497e-88bc-257bbf297e06" type="editorial">Nicht bekannt.</note>, ainsi que <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0008236 http://d-nb.info/gnd/118578510">M<hi rendition="#sup">e</hi> Marx</persName> — Amitiés a tous.</p>
            <closer sameAs="MBUnterschrift">
               <salute>Je vous serre la main.</salute>
               <signed>P. Lafargue.<lb/>
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            </closer>
         </div>
         <div type="writingAct" hand="https://megadigital.bbaw.de/M0007809 http://d-nb.info/gnd/118725904">
            <p>Kisses from <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0004125">Schnaps</persName> &amp; from myself
                    hoping you are all right again.</p>
            <closer>
               <signed>Kakadou I.</signed>
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