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                <title><idno>652</idno>Louis Cuno an Karl Marx in London. London, Oktober
                    1871</title>
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                        <surname>Lindenberg</surname>
                        <forename>Thomas</forename>
                    </persName>
                    <resp ref="https://credit.niso.org/?s=Writing+%E2%80%93+review+%26+editing">Bearbeitung</resp>
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                    <persName>
                        <surname>Lura</surname>
                        <forename>Caroline</forename>
                    </persName>
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                </respStmt>
            </titleStmt><editionStmt><p/></editionStmt>
            
            <publicationStmt><publisher><ref target="https://www.bbaw.de">Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften</ref></publisher><pubPlace ref="https://www.geonames.org/2950159">Berlin</pubPlace><availability><licence target="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International (CC BY-SA 4.0)</licence></availability><idno type="URLWeb">https://megadigital.bbaw.de/</idno><idno type="URLXML">https://megadigital.bbaw.de/.xml</idno></publicationStmt>
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                    <msIdentifier>
                        <institution>RGASPI</institution>
                        <idno><idno type="shelfmark">f. 1 op. 1 d. 4384</idno></idno>
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                    <physDesc>
                        <p>Soweit aus der Fotokopie zu ersehen ist, besteht der Brief aus einem
                            Bogen weißem Papier. Prägung: &lt;Krone&gt;. Cuno hat
                            alle vier Seiten vollständig beschrieben. Schreibmaterial: schwarze
                            Tinte.</p>
                        <p>Von unbekannter Hand: Vermerk oben auf der ersten Seite mit Bleistift:
                            „72 – 74?“.</p>
                    </physDesc>
                </msDesc>
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                    <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M3874597">Louis Cuno</persName>
                    <placeName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0004412 http://www.geonames.org/2643743">London</placeName>
                    <date notBefore="1871-10-01" notAfter="1871-10-31" cert="low"/>
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                    <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M0001374 http://d-nb.info/gnd/118578537">Karl Marx</persName>
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    <text><body>
            <div type="writingAct">
                <opener><dateline sameAs="MBDatumszeile"><pb/> 22 Penton
                        Street<lb/>Haymarket.</dateline><salute sameAs="MBAnrede">Mon cher
                        Monsieur,</salute></opener>
                <p rend="MBTextOhneEinzug" style="text-align: justify; ">Je reçois à l’instant <ref xml:id="abc77402-f405-43a0-8774-02f40553a08d" corresp="#f1ceca13-3143-4d67-8eca-133143ed6703" type="editorialNote">votre obligeante missive</ref><note xml:id="f1ceca13-3143-4d67-8eca-133143ed6703" corresp="#abc77402-f405-43a0-8774-02f40553a08d" type="editorial">Nicht überlieferter Brief von <ref target="https://megadigital.bbaw.de/M4593467">Marx an Louis Cuno, geschrieben ca. im Oktober
                                1871</ref>.</note>. Je m’empresse d’y répondre, d’abord pour
                    vous remercier nombre de fois puis, pour vous informer que je quitterai demain
                    la maison que j’occupe Rupert-Street. Là où je vais, je serai mieux et meilleur
                    marché.</p>
                <p rend="MBTextMitEinzug" style="text-align: justify; ">Vos peu de mots m’ont donné
                    une lueur d’espoir, l’espérance s’en allait peu à peu de moi, et combien sans
                    elle, on est misérable. A la veille d’une affaire qui décidera de mon avenir se
                    voir délaissé par sa propre famille, c’est a ne pas y croire; <pb/> le seul qui
                    aurait pu m’aider (<persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M5625165">Leibfried</persName>) ne l’a point
                    fait malgré mes instances et celles de sa femme, plus une garantie qui l’aurait
                    fait rentrer dans ses fonds plus tard. C’est d’une malcomplaisance impardonnable
                    où la rancune perce, et s’il m’oblige Monsieur ce sera plutôt pour vous être
                    agréable qu’à moi. Cette rancune consiste <supplied cert="high">en ce</supplied>
                    que, ayant rendu sa femme très malheureuse par suite de sa conduite legère, je
                    n’ai pu m’empêcher de lui dire ma façon de penser à cet égard. Depuis lors,
                    quoique nous nous visitions <expan resp="editor" sameAs="dottet_underline">mutu<ex>e</ex>llement</expan> il règne une espèce <supplied cert="high">de</supplied> froideur entre nous. Que je serais heureux si nous pouvions
                    trouver un solicitor qui veuille bien se charger de cette affaire, ma
                    reconnaissance <pb/> lui sera acquise tout en lui payant avec empressement les
                    avances <choice>
                        <sic>qui</sic>
                        <corr cert="high">qu’il</corr>
                    </choice> aurait été obligé de faire.</p>
                <p rend="MBTextMitEinzug" style="text-align: justify; ">Les personnes auxquelles
                    j’avais parlé de cette affaire, avant le conseil prudent que vous m’avez donné,
                    toutes unanim<ex>em</ex>ent disent que mon affaire est certaine du moment que
                    j’ai un adroit solicitor.</p>
                <p rend="MBTextMitEinzug" style="text-align: justify; ">C’est que Monsieur je suis
                    sans fortune, et à mon âge sans santé, il serait difficile de se créer une
                    position, toute modeste qu’elle pourrait être. C’est à cause de tous ces
                    obstacles que je suis réduit à ne point laisser échapper l’occasion qui se
                    présente. Le settlement, puis d’autres papiers, ensuite les contre-preuves que
                    je suis à même <pb/> de donner aux allégations de cette femme que je crois
                    timbrée tout cela donnera une facilité sans exemple au solicitor, pour plaider
                    ma cause.</p>
                <p rend="MBTextMitEinzug" style="text-align: justify; ">L’Angleterre sera donc
                        <expan resp="editor" sameAs="dottet_underline">doré<ex>n</ex>avant</expan>
                    ma patrie, quelle que soit la rente que m’allouera ma <persName ref="https://megadigital.bbaw.de/M3987243">femme</persName> (si toutefois elle y <choice>
                        <sic>sera</sic>
                        <corr cert="high">est</corr>
                    </choice> obligée), elle ne sera jamais suffisante pour vivre à Paris où je suis
                    connu et encore moins dans mon pays. Je ne croirai jamais que le divorce ait
                    lieu, j’ai trop de preuves pour anéantir ses mensonges, par conséquent le
                    settlement existera toujours et mes intérêts me diront de rester ici. Je vivrai
                    à l’écart, sauf quelques amis auxquels j’irai de temps à autre serrer la
                        main<supplied cert="high">,</supplied> surtout à ceux qui m’ont aidé à
                    sortir de cette fâcheuse position.</p>
                
                <closer sameAs="MBUnterschrift"><salute>Recevez Monsieur l’expression de ma gratitude et de ma considération.</salute><signed>Louis Cuno</signed>
                </closer>
            </div>
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